Le Niger ...

Le Niger ...
-Le Niger est membre de l'Union économique et monétaire ouest-africaine.

-En juillet 2005, l'ONU annonce une famine dans ce pays, provoquée par la sécheresse et les invasions de criquets. 25 % de la population nigérienne (3,5 millions de personnes) sont affectés par la pénurie alimentaire.

-Les exportations vers la France de l'uranium des mines d'Arlit ont longtemps constitué une part importante du revenu extérieur du pays. Existence présumée de ressources pétrolières.

-Le Niger est un pays d'Afrique de l'ouest, situé entre l'Algérie, le Bénin, le Burkina Faso, le Tchad, la Libye, le Mali et le Nigeria. La capitale est Niamey. Les habitants sont des nigériens (ceux du Nigeria sont des nigérians).

-Parmi les ressources naturelles du Niger, on pourrait citer l'or, le fer, le charbon, l'uranium et le pétrole.

-Certains animaux, comme les éléphants, les lions et les girafes, sont en danger de disparition en raison de la destruction de la forêt et du braconnage.

-La situation géographique du Niger fait de lui un carrefour d'échanges entre l'Afrique du Nord et l'Afrique au Sud du Sahara. Situé en Afrique Occidentale entre les parallèles 11°37 et 23°33 de latitude nord d'une part, et les méridiens 16° de longitude est et 0°10 de longitude ouest d'autre part, le Niger s'étend sur 1 265 640 km2. Il est le plus vaste des pays de l'Afrique Occidentale et se classe 6e à l'échelle continentale (après le Soudan, l'Algérie, le Congo, la Libye et le Tchad).

-10 groupes ethnolinguistiques composent la société nigérienne à savoir les Haoussa, Songhaï, Djerma, Peuls, Touareg, Kanuri, Gourmantché, Arabe, Toubou, Boudouma. Très tolérantes, ces populations qui vivent en harmonie ont une tradition d'accueil et d'hospitalité légendaire.

-Deux pôles ethniques forment les trois quarts de la population nigérienne : les haoussas et les Djerma-songhaï.

— les Haoussas, établis entre le Dallol Maouri et Zinder, vivent dans le centre et l'est du pays avec une aire culturelle largement étendue au Nigéria ;
— les Djermas et Songhaïs occupent l'ouest du pays ;
— les Touaregs, Toubous et Arabes au nord et nord-est ;
— les Kanuris et les Boudoumas dans l' extrême est ;
— et les Peuls sont disséminés sur tout le territoire.

-Chacune de ces ethnies a édifié sur le territoire nigérien une tradition qui lui est propre avec une tenue vestimentaire spécifique. Ces différentes tenues traditionnelles sont exposées au musée national de Niamey.

-La force de la cohésion sociale au Niger, c'est sans doute le « cousinage à plaisanterie ». Ce cousinage permet aux différents groupes de se critiquer entre eux sans aucun heurts. C'est un excellent moyen de résorber les problèmes inter-ethniques et cela fait de la sociéte nigérienne une société tolérante, une nation de coexistence pacifique.

ici un lien vers différente association d'aide au niger.....ici.....

# Posté le lundi 19 mars 2007 06:52

sierra-léone...

sierra-léone...
-La Sierra Leone est un État d'Afrique, situé entre la Guinée (au nord) et le Liberia (au sud-est). Il est bordé au sud-ouest par l'océan Atlantique.

-Le 27 avril 1961, le pays obtient son indépendance. Mais à cause de luttes entre ethnies, le pays connaît une grande instabilité politique.

-Le frère de Milton Margaï, Albert Margaï, le remplace comme Premier ministre en 1964.

-En mars 1967, Siaka Stevens, chef du parti All People's Congress (APC), remporte les élections, mais son accession au pouvoir est retardée jusqu'en avril 1968 par une série de coups d'Etat militaires.

-Le 19 avril 1971, Siaka Stevens instaure un régime de parti unique. Il commence alors à tenter d'assainir la vie politique, en luttant contre la corruption par exemple. Mais il abandonne vite cette voie pour exploiter les mines de diamants au nord du pays.

-Le 28 mai 1975, avec 14 autres pays, la Sierra Leone fonde la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest.

-Siaka Stevens laisse sa place au commandant en chef des armées, Joseph Saidu Momoh, en novembre 1985. Il est officiellement élu président en janvier 1986.

-En novembre 1987, Joseph Saidu Momoh décrète « l'état d'urgence économique ». Des mesures draconiennes d'austérité sont prises. Mais l'exploitation des mines de diamants continue toujours de rapporter beaucoup d'argent aux principaux chefs du régime.

-La guerre civile de la Sierra Leone se déroula de mars 1991 au 18 janvier 2002. Cette guerre avait pour principal but le contrôle des zones diamantifères.

-Elle causa la mort de 100 000 à 200 000 personnes et le déplacement de plus de deux millions de personnes (ce qui représente le tiers de la population de l'époque). De nombreuses mutilations eurent également lieu, ainsi que l'emploi massif d'enfants soldats. La De Beers Sud-Africaine y garde un rôle très contreversé, puisqu'elle fût la première acheteuse de ces diamants, vendus au Liberia voisin clandestinement. Aussi, l'Afrique du Sud garde-t-elle une autre influence, celle du déploiement de ses forces armées privées sur le territoire du Sierra Leone afin de sécuriser les régions diamantifères sus-citées.

-Le 14 mai, le président sortant, Ahmad Tejan Kabbah, est réélu avec 70,6% des voix.

-Le pays est actuellement en paix. Les différentes mesures prises par l'ONU sont progressivement réduites, voire supprimées, comme la levée de l'embargo sur l'exportation des diamants du sang. Une diminutions des effectifs des forces des casques bleus (Mission des Nations unies en Sierra Leone) est également engagée. Après un pic de 17 500 hommes en mars 2001, les effectifs sont descendus à 13 000 en juin 2003 et à 5 000 en octobre 2004.

-Cependant, pour des raisons économiques, de nombreux enfants travaillent toujours dans les mines de diamants qui sont très dangereuses. La propagation du Sida chez eux est également très importante, 16 000 enfants de moins de 15 ans sont séropositifs.

-En 2000, selon l'indicateur de développement humain (IDH) qui était de 0,275, la Sierra Leone était le pays le moins développé du monde.

-La Sierra Leone est une république multipartite à régime présidentiel, où le président est à la fois chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est aux mains du gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et la Chambre des représentants. Le pouvoir judiciaire est indépendant de l'exécutif et du législatif. Le président est Ahmad Tejan Kabbah depuis 1996

-Une grande partie de la côte sont des marécages de palétuviers, à l'exception de la péninsule où se trouve la capitale Freetown. Le reste du pays est principalement un plateau couvert de forêts, se trouvant à environ 300 mètres au-dessus du niveau de la mer. À l'est se trouvent des montagnes, dont la plus haute est Loma Mansa, culminant à 1 948 mètres.

-Le climat est tropical, la saison des pluies va de mai à décembre et la saison sèche de décembre à avril.

-Les principales villes sont Freetown, Koidu (Sefadu), Bo, Kenema et Makeni.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 07:17

Modifié le lundi 19 mars 2007 09:29

Timor oriental...

Timor oriental...
-La République démocratique du Timor oriental, communément nommée Timor oriental (en portugais : Timor Leste ; en tétoum : Timor Lorosae ; en indonésien : Timor Timur) est un pays d'Asie du Sud-Est. Le pays est constitué de la moitié orientale de l'île de Timor - d'où son nom, des îles d'Atauro et Jaco et de l'Oecussi-Ambeno, une enclave située dans la partie occidentale de l'île de Timor, entourée par le Timor occidental sous souveraineté indonésienne.

-Originellement colonie portugaise, le Timor oriental fut annexé par l'Indonésie en 1975. Le pays fit sécession en 1999 et acquit sa pleine indépendance en 2002.

-Le chef de l'État de la République du Timor oriental est le Président de la République, qui est élu au suffrage universel pour un mandat de cinq ans et dont le rôle est largement symbolique, même s'il lui est possible d'opposer un veto à certaines lois. À la suite des élections législatives, le Président nomme comme Premier ministre le chef du parti majoritaire de la coalition principale. En tant que chef du Gouvernement, le Premier ministre préside le Conseil des ministres.

-Le Parlement du Timor oriental (Parlamento Nacional) est unicaméral, ses membres sont élus pour cinq ans au suffrage universel. Le nombre de députés peut varier entre 52 et 65, bien qu'exceptionnellement il en compte 88 en ce moment (2005), car il s'agit de sa première législature.

-La Constitution du Timor oriental a été construite sur le modèle du Portugal. Du fait de son indépendance récente, le pays est toujours en train de construire son administration et ses institutions gouvernementales.

-Le président actuel est Xanana Gusmão et le premier ministre José Ramos Horta.

-L'élection présidentielle est prévue pour le 9 avril 2007 et les législatives pour fin 2007.

-Le Timor oriental est situé pour sa majeure partie sur la moitié est de l'île de Timor (dont le nom signifie « orient » en malais, l'expression « Timor oriental » signifiant l'« est de l'est » mot à mot), dans l'archipel indonésien, et la plus grande des petites îles de la Sonde. L'île tout entière mesure 30 777 km², le Timor oriental en occupant environ 15 000 km².

-Les détroits d'Ombai et de Wetar séparent le nord de l'île du reste de l'archipel de la Sonde. Au sud, la mer de Timor sépare le Timor de l'Australie. À l'ouest se trouve la province indonésienne du Nusa Tenggara oriental.

-Le pays est assez montagneux. Le point culminant du Timor oriental est le mont Tatamailau (2 963 m).

-Le climat du pays est tropical et généralement chaud et humide, caractérisé par une saison sèche et une saison des pluies.

-Dili, la capitale du pays, en est également la plus grande ville et le port principal. La deuxième ville est Baucau, à l'est de l'île. Dili possède le seul aéroport international du Timor oriental.

-Le Timor oriental est l'un des pays les plus pauvres au monde, tant en terme de Produit national brut simple (environ 400 millions de dollars en 2003) que de PNB par habitant (500$/hab.). L'économie est encore en phase de reconstruction à la suite des destructions liées à l'occupation et surtout la période d'accession à l'indépendance : environ 70% de l'infrastructure du pays fut détruite par les troupes indonésiennes et les milices associées avant leur départ en 1999.

-70% des emplois sont concentrés dans l'agriculture, qui ne produit que 43% de la richesse nationale. L'industrie est faiblement développée (textile, transformation du café), et n'emploie que 5% des travailleurs, pour 17% du PNB. Le reste de l'activité se situe dans l'industrie des services, regroupés essentiellement dans et autour de la capitale. Environ 50% de la population était au chômage en 2002 (cela inclut le sous-emploi), tandis que 42% des Timorais vivent au-dessous du seuil de pauvreté. De grands espoirs sont placés dans l'exploitation des réserves pétrolières off-shore, dont les licences fournissent déjà près de 40 millions de dollars par an. Un conflit l'oppose à l'Australie sur les frontières maritimes (Timor Gap) et l'exploitation des réserves de la mer de Timor.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 07:28

Somalie...

Somalie...
-La Somalie (en somali : Soomaaliya et en arabe : الصومال, As-Sumal) est un pays à l'extrémité orientale de la "Corne" de l'Afrique.

-Histoire:
-L'histoire de la Somalie s'étend du Ie siècle jusqu'à nos jours. Annexé au royaume éthiopien du IIe au VIe siècle, le pays est ensuite occupé au VIIe siècle par les Arabes de la conquête islamique, et les Somalis se convertissent à l'islam, c'est le début du Sultanat. Durant le Moyen-Âge, les relations avec le royaume voisin d'Éthiopie deviennent tendues. Au XVIe siècle, le Portugal y installe des colonies. À partir de 1875, la Grande-Bretagne, la France et l'Italie revendiquent son territoire, tandis que l'empereur Ménélik II, en Éthiopie, projette d'envahir le pays. Malgré une résistance à l'occupation occidentale organisée par Mohamed Hassan, l'Italie, dirigée par Mussolini finit par contrôler la Somalie, ainsi que l'Éthiopie, le nord du Kenya jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

-Histoire politique:
En 1949, les Nations Unies accordent à l'Italie un protectorat sur la Somalie tandis qu'un an plus tôt, la région de l'Ogaden fut attribuée à l'Éthiopie.

-En 1959, la Somalie accède à l'indépendance. L'État somalien naît de la fusion des colonies italiennes (Somalia) au Sud et britannique au Nord (Somaliland). Par ailleurs, la France s'était arrogé dès 1862 la future république de Djibouti, qui devient un État souverain indépendant en 1977.

-De 1960 à 1969, la Somalie tente d'instaurer un gouvernement démocratique mais des luttes claniques entre le nord et le sud du pays, les relations tendues avec les pays limitrophes, font de ces années une période instable.

-Intervention américaine de 1992:
-En décembre 1992, sous mandat de l'ONU, les États-Unis lancent une opération humanitaire encadrée par son armée: c'est l'opération "Restore Hope" ("Rendre l'espoir"). Il s'agit de la première expédition menée au nom du droit international d'ingérence humanitaire ; c'est un échec.

-De 1993 à 1995, les Nations unies envoient une force de maintien de la paix mal acceptée par la population. Devant la déroute américaine après l'opération du 3 octobre 1993, Bill Clinton décide de retirer ses troupes, et l'ONU prend le relais ; impuissante à normaliser la situation, elle se retirera définitivement en 1995, abandonnant la Somalie à son triste sort.

-Ce 3 octobre 1993, des forces spéciales (Rangers et Delta Force) des États-Unis arrêtèrent des proches de Mohamed Farrah Aidid, un des chefs de guerre qu'ils cherchaient à appréhender depuis août 1993, mais l'intervention tourna à la guérilla urbaine et finalement au fiasco; c'est la Bataille de Mogadiscio durant laquelle 18 soldats américains (un 19e meurt quelques jours après) ainsi qu'un casque bleu malaisien et près d'un millier de Somaliens trouvèrent la mort. Les évènements d'octobre 1993 entre Aidid et les rangers américains ont inspiré le film "La Chute du faucon noir" de Ridley Scott en 2001.

-En 1998, le nord-est du pays, le Puntland, déclare son indépendance.

-Le 26 août 2000, le Parlement de transition en exil élit un nouveau président en la personne de Abdiqassim Salad Hassan, dans un contexte particulièrement difficile. Le pays reste aux prises avec des rivalités claniques.

-Géographie :
-Entourée par le golfe d'Aden, l'océan indien, Djibouti, l'Éthiopie et le Kenya, la Somalie possède 3 025 km de côtes et 2 366 km de frontière dont plus de la moitié avec l'Éthiopie.

-Le sous-sol contient de l'uranium, du minerai de fer, de la bauxite et du cuivre.

-Certaines zones de Somalie, bien qu'éloignées de 4500 km de l'épicentre, furent dévastées par le tsunami du 26 décembre 2004. Quelques villages sur la côte de l'océan Indien furent détruits par le tsunami et environ 110 personnes (essentiellement des pêcheurs) furent tuées.
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# Posté le lundi 19 mars 2007 07:38

Modifié le lundi 19 mars 2007 11:49

Éthiopie...

Éthiopie...
-L'Éthiopie ,officiellement République Démocratique Fédérale d'Ethiopie, est un pays situé dans la Corne de l'Afrique, qui a été privé de son accès à la mer suite à l'indépendance de l'Erythrée en 1993. L'Ethiopie partage des frontières communes avec l'Erythrée, correspondant à sa zone colonisée par l'Italie au nord, le Soudan à l'ouest, le Kenya au sud, Djibouti au nord-est et la Somalie à l'est.

-Second pays d'Afrique par sa population, l'Ethiopie est l'une des plus anciennes nations au monde, et l'une des seules nations d'Afrique à avoir conservé sa souveraineté pendant le démembrement de l'Afrique au XIXème siècle. Considéré comme le berceau de l'humanité, l'Ethiopie voit cohabiter une population chrétienne, étant la deuxième plus ancienne nation chrétienne au monde et maintenant cette tradition depuis 330, et une population musulmane, notamment dans la région du Harar, ville sainte de l'Islam.

-Sur le plan international, l'Ethiopie est membre de la Société des Nations de 1923, signataire de la Déclaration des Nations unies dès 1942 et un des 51 Etats Membres fondateurs de l'ONU. Sa capitale, Addis-Abeba, est aujourd'hui le siège de l'Union Africaine dont Haïlé Selassié a été l'un des principal promoteur (sous le nom d'OUA).

-L'Italie envahit l'Éthiopie en octobre 1935 et occupa la capitale du 5 mai 1936 au 5 mai 1941.

-En 1974, une junte militaire (Derg) destitua l'empereur Hailé Sélassié Ier qui régnait depuis 1930. La junte établit un État socialiste dirigé par Mengistu Hailé Maryam. Le régime communiste, soutenu par l'URSS, provoqua la mort de centaines de milliers de personnes (entre 50 000 et 350 000 selon les estimations[2]) : répression de l'opposition, épuration de l'armée et campagnes de « villagisation » ont été très meurtrières pendant la dictature de Mengistu.

-À partir de 1975, les terres furent nationalisées et 60 000 étudiants furent envoyés dans les zones rurales pour expliquer la révolution aux paysans. Une grande partie d'entre eux succomba aux assassinats, aux maladies et aux privations. En 1978, lorsque Mengistu lança la Terreur rouge pour lutter contre l'opposition, 30 000 étudiants furent mis en prison et 5 000 furent tués en une seule semaine[3]. En 1983-1984, le gouvernement lança une campagne de villagisation : les populations rurales furent déportées vers le sud du pays. Laissés à leur propre sort en pleine brousse, les déplacés y moururent de faim par dizaines de milliers[4]. : Mengistu souhaitait vider le Nord de ses habitants, à cause de leur hostilité au régime. En 1987 est créé le « Parti des travailleurs d'Éthiopie » (EWP); l'Éthiopie devient une « république démocratique populaire ». En 1991, après avoir subi plusieurs tentatives d'assassinat, Mengistu abdiqua et s'enfuit du pays.

-Un régime républicain est alors institué, avec une nouvelle Constitution donnant des compétences accrues aux provinces, faisant de l'Éthiopie un État fédéral. Mais certaines marges de cet ancien empire aspirent progressivement à l'autodétermination et les partis et mouvements indépendantistes connaissent un vrai essor.

-L'Érythrée déclare son indépendance en 1993, après des années de lutte armée. Une guerre éclate entre les deux pays de 1998 à 2000, faisant plus de 80 000 morts.

-Le 15 mai 2005, des élections générales pour renouveler les 548 sièges de l'Assemblée des représentants du peuple ont lieu. L'opposition (Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD)) affirme depuis que sa victoire lui a été « volée » par le parti au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple.

-Au début du mois de novembre de la même année, de violentes manifestations ont lieu à Addis-Abeba, provoquant la mort d'au moins 33 personnes et l'arrestation de 2 000 opposants, dont des dirigeants du CUD.

-Les principaux partis politiques éthiopiens sont :
-le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (FDRPE), présidé par Meles Zenawi, au pouvoir depuis 1991 ;
-la Coalition pour l'unité et la démocratie (CUD), présidée par Hailu Shawel, qui constitue la principale force d'opposition ;
-les Forces démocratiques éthiopiennes unies (FDUE), présidées par Beyene Petros.
Le régime actuelle tente donc de consolider son pouvoir, relativement fragile, en s'opposant sur la scène internationale à l'Erythrée, qui symbolise l'ennemi extérieur, ainsi qu'à l'Organisation des Tribunaux Islamiques en Somalie. Les partis d'opposition dénoncent ce qu'ils considèrent comme une man½uvre dangereuse qui chercherait à créer de faux problèmes à l'étranger pour masquer ceux, bien réels, que le Gouvernement ne réussirait pas à gérer (chômage, illettrisme, corruption, etc.).


-Politique :
-Le fonctionnement des institutions éthiopiennes est codifié par le texte constitutionnel ratifié en décembre 1994 et entré en application le 22 août 1995.

-Le régime parlementaire institué alors repose sur deux assemblées (bicaméralisme) qui représentent le pouvoir législatif :

-la Chambre des représentants du peuple : composée de 549 députés élus au suffrage universel direct tous les cinq ans, elle est compétente en matières législative, fiscale et budgétaire;
la Chambre de la Fédération : composée de 108 membres élus au suffrage indirect par les représentants des régions, elle a essentiellement un rôle de contrôle constitutionnel.
Le pouvoir exécutif possède davantage de compétences. Il est divisé en deux pôles dont le rôle est inégal :

-le chef de l'État, président de la République, a une fonction honorifique. Élu pour six ans par la Chambre des députés, le président n'exerce pas la réalité du pouvoir. Le poste est actuellement détenu par ato (monsieur) Girma Wolde-Giyorgis Lucha, d'origine oromo, élu en octobre 2001;
-le premier ministre mène la politique du pays. Choisi par le parti majoritaire à la Chambre des députés (sur le modèle britannique), il est désigné pour un mandat quinquennal, renouvelable une fois. Il choisit les 18 membres de son cabinet gouvernemental. Ato Meles Zenawi occupe ce poste depuis près de dix ans. D'origine tigréenne, artisan du changement politique, il est le chef du parti de coalition majoritaire au Parlement (le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien - FDRPE). Les dernières élections ont eu lieu en mai 2005.
-Le pouvoir judiciaire repose sur la Cour suprême fédérale, séparée par la constitution des pouvoirs législatif et exécutif.


-Géographie :
-L'Éthiopie se trouve dans la péninsule du nord-est de l'Afrique, dite corne de l'Afrique. Dépourvue de tout littoral depuis l'indépendance de l'Érythrée, elle partage ses frontières avec la Somalie, le Soudan, le Kenya, la République de Djibouti et l'Érythrée. Le pays a un plateau central dont l'altitude varie entre 1800 et 3000 mètres, avec une altitude maximale de 4620 mètres pour le Ras Dashan.

-Le climat est tempéré sur le plateau et chaud sur le bas pays.

-Le pays a été exploré et cartographié de 1838 à 1848 par Antoine d'Abbadie d'Arrast.


-Subdivisions :
-La Constitution de 1994 a mis en place un système fédéral reposant sur neuf « régions ethniques » (ethnico-linguistiques : Tigré, Afar, Amhara, Oromia, Somali, Gambela, Harar, Région des nations, nationalités et peuples du Sud, Benishangul-Gumaz) et deux régions autonomes (Addis-Abeba et Dire Dawa).

-Chaque région est subdivisée en cantons (kébélé) et municipalités (woreda). Elles disposent de leur propre gouvernement et d'un droit constitutionnel à l'autodétermination et à la sécession. Ces dispositions, bien que théoriques, marquent la fin de l'unité éthiopienne réalisée depuis Ménélik II et consolidée sous Hailé Sélassié Ier. Elles sont significatives des hommes qui ont pris le pouvoir à la suite de Mengistu, à savoir des hommes combattant pour l'indépendance de leur région (Meles Zenawi pour le Tigré, Issayas Afeworki pour l'Érythrée, dont il est aujourd'hui le président).

-Économie:
-Articles détaillés : Économie de l'Éthiopie et Agriculture de l'Éthiopie.
90 % de la population active éthiopienne est dans le secteur agricole. L'Éthiopie est le berceau de l'araire. Les agriculteurs des Hauts Plateaux pratiquent une agriculture vivrière et non mécanisée. Le teff, l'éleusine et l'ensete (« faux-bananier ») sont trois espèces endémiques cultivées sur les Hauts Plateaux. Elles représentent les principales productions alimentaires selon les régions. Le teff est une céréale encore méconnue, peu d'études ont été à ce jour réalisées sur ses propriétés.


-"Grande puissance africaine, l'Éthiopie, malgré des réformes récentes, souffre dans le même temps d'une économie précaire et d'un état sanitaire qui ne sont manifestement pas en adéquation avec les ambitions qu'elle s'est assignée sur la scène internationale.

-Septième pays le plus pauvre de la Terre, avec un PIB par habitant inférieur à 100 $, l'Éthiopie, en dépit de potentialités agricoles non négligeables, est toujours confrontée au défi de la sécurité alimentaire. Son PIB a décru de 3,8 % en 2003, avec de surcroît une inflation annuelle de près de 15 %. Elle reste très dépendante de l'assistance des bailleurs de fonds tout en étant handicapée par une dette extérieure importante (6 milliards de $, soit près d'une année de PIB) encore aggravée par la chute des cours internationaux des produits qu'elle-même exporte (le café, notamment).

-Sur le plan des structures, quinze ans après la chute du régime collectiviste de Mengistu, l'économie éthiopienne demeure refermée sur elle-même et marquée par le poids excessif de l'État, qui s'y exerce soit directement, soit à travers tout un réseau d'entreprises publiques dont l'actuel Gouvernement ne semble pas empressé de se départir (le programme des privatisations lancé par le Premier ministre, M. Melès Zenawi est quasiment figé depuis trois ans).

-Enfin, l'Éthiopie pâtit d'une sorte d'enclavement économique qui peut sembler paradoxal si on le rapporte à la taille et à la population de ce pays, assez vaste pour constituer en eux-mêmes un marché intérieur offrant de nombreux débouchés." Selon une délégation d'un groupe parlementaire francais[5].


-Culture :
-Outre l'amharique, langue de travail de l'État, parlée par 29 % de la population, plus de 80 autres langues sont parlées dans le pays; parmi les plus répandues on compte l'oromo, le somali, le tigrinya et l'afar.

-Près de la moitié de la population est de religion chrétienne orthodoxe ou copte. L'Église d'Éthiopie, rattachée à l'Église copte d'Égypte, était Église d'État jusqu'en 1974. L'islam est pratiqué par environ 30 % de la population, principalement dans le Sud et l'Est. Quelque 10 % des Éthiopiens sont animistes. Jusque dans les années 1980 existait une petite minorité de juifs éthiopiens, les Falachas, au nombre de 30 000 personnes environ, qui ont été transplantées en Israël dans les années 90.

# Posté le lundi 19 mars 2007 09:55

Modifié le lundi 19 mars 2007 13:03